
Depuis que tu es partie, comment dire j'ai l'impression qu'une partie de moi n'est plus. Je me sens vide, inexistante. J'ai essayé de me raccrocher à ces petits bouts de toi qui sont tes amis, restés au pays. Hélas, sans toi tout est moche, rien n'est comme avant : les soirées, les délires, les projets d'avenir.
Tu es ma soeur, mon âme-soeur, ma confidente, celle avec qui d'un seul regard me comprends, lis en moi comme dans un livre pour enfants de cinq ans.
La séparation fut brutale, plus douloureuse car je ne m'y attendais pas, pour moi tu ne partirais jamais, je n'envisageais pas de ressentir ce vide, cette lame qui tourne dans ma poitrine dès que je passe devant quelque chose me rappelant nos conneries d'antan. Même l'université, nos premiers pas en commun dans la vie estudiantine, cette rencontre qui a permis de monter notre amitié sur des bases solides.
Mais peut-être avais-je portais notre amitié en trop haute estime ? C'est ce que je me suis demandée quand je n'ai plus eu de nouvelles de toi. Alors seule dans les méandres de mes tourments, je me suis refabriquée mon masque de "fille joyeuse" seulement il est ébréché cette fois-ci, sourire ne me suffit plus. Quand je vois par-dessus tout que tu vas mal, je me force à ne pas intervenir dans ta nouvelle vie, peut-être ne voulais-tu plus de moi. Le mail sur FB a fini de m'achever et m'a enfermé dans un mutisme sentimental inexplicable, plus jamais je ne m'ouvrirai autant à quelqu'un, tu seras l'unique.
Je ne sais plus ce que j'ai dit ou fait pour te blesser à ce point, et je pense que toutes les excuses du monde ne pourront pas suffire à réparer ce que j'ai brisé. Cependant saches que je suis désolée.
Tu es l'une des personnes les plus importantes de ma vie, celle grâce à qui j'ai pu me construire en tant que femme, avec qui je pouvais partager peines et joies. Rien n'enlèvera la magie des souvenirs passés avec toi, cependant je veux créer d'autres souvenir, l'idée de te perdre est insupportable.
Alors oui ça fait mélo-drame, mais tu me connais shôjo powaa, c'est donc en inondant mon clavier de larmes et de mots d'amitiés, que je te supplie de croire que c'est pour la vie.
Je suis indécrotable et tu le sais. Je t'aime !





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